Essai Daihatsu Copen
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DaihatsuDaihatsu construit des petites voitures comme bon nombre de constructeurs asiatiques mais celles-ci ont la particularité d'avoir un style singulier. Si certaines plateformes sont partagées, les véhicules Daihatsu ne ressemblent à aucun autre et cette Copen ne viendra pas nous contredire. Ce tout petit cabriolet de seulement deux places ne revendique ni luxe ni performances pour se distinguer. Seule sa bonne bouille doit séduire et bien entendu le plaisir de rouler les cheveux dans le vent. C'est là tout le concept de cette Daihatsu Copen, de rouler dans un cabriolet au dessin totalement rétro et atypique sur le marché. Assis très bas, la tête à l'air libre sans trop se ruiner, on profiter des rayons du soleil.
C'est avant tout pour le style qu'on craquera pour ce cabriolet rikiki. L'avant et l'arrière ont des airs de famille avec la disposition des phares/feux ainsi que les courbes plongeantes et arrondies de la carrosserie. A l'arrière, le becquet sur le coffre et les deux sorties centrales de l'échappement lui donne un air sportif. A l'avant, les lignes du capot qui descendent très bas pour encadrer la large grille d'entrée d'air, apporte une touche très rétro. Mais c'est de profil qu'on l'apprécie le plus avec ce petit toit rigide qui couvre tout juste les deux seules et uniques places à bord. Ne comptez pas amener votre chien avec vous, il n'y a pas du tout de place derrière les sièges. Une fois le toit rangé électriquement dans le coffre, on découvre les deux sièges baquets rouges, les deux arceaux chromés de protection et le petit déflecteur transparent. Dans le coffre, il ne reste plus beaucoup de place, tout juste de quoi mettre un sac pour un week-end en amoureux si votre moitié veut bien laisser une grande partie du contenu de l'armoire à la maison... Daihatsu annonce 210 litres lorsque le toit est fermé et seulement 14 lorsqu'il est ouvert !
A bord, l'ambiance est typée sport/rétro avec les sièges en cuir rouge, le volant griffé Momo en cuir également et le pommeau du levier de vitesses qui est une jolie boule chromée. Dommage que le tableau de bord ne laisse pas plus de place au compte-tours et que tous les cadrans soient sur fond noir. Pour le confort, on a un ensemble audio et navigation Pioneer pas très simple à utiliser mais tout y est. Point de climatisation pour les très fortes chaleurs de l'été, juste un chauffage traditionnel pour affronter l'hiver. Pour la mi-saison, les sièges chauffants permettent de profiter un peu plus tardivement de la route en cabriolet à la condition de ne pas oublier de prendre son écharpe en raison de l'efficacité limitée du déflecteur. Côté pratique, il n'y a pas grand-chose en dehors des petits filets dans les portières, mais ce n'est pas ce qu'on lui demande après tout.
Le volant même remonté au maximum reste assez bas, il n'est pas facile de trouver sa place à bord de la Daihatsu Copen en mesurant plus d'1m80. Le moteur qui anime notre Copen est le même qui équipe la Materia sauf que sur la Copen, il n'y a que 850kg à emmener. Le moteur 4 cylindres de 1300cm3 délivre sa puissance maximale de 87ch à 6000tr/min et un petit couple maximal de 120Nm à 4400tr/min. Vous l'aurez compris, il ne faut pas hésiter à garder un régime moteur élevé pour profiter pleinement d'une conduite un peu sportive au volant de cette Daihatsu. Et là, la bonne surprise vient de la sonorité incroyablement sportive dans l'habitacle . La boîte est un peu lente pour enchaîner les 5 rapports rapidement, mais on s'amuse tout de même beaucoup au volant. Rien que pour le plaisir des oreilles on optera une conduite sportive. Malheureusement les suspensions très fermes font beaucoup bouger cette petite auto sur les irrégularités de la route, surtout en latéral. Dommage parce que la monte de pneumatiques Bridgestone Potenza laissait espérer un comportement incisif au regard du gabarit de l'auto. D'ailleurs la direction très directe donne des ailes dès que la route se met à tournicoter tant que le bitume est excellent. Dernier point un peu décevant en conduite engagée, le freinage manque terriblement de mordant, sans doute que les tambours à l'arrière n'aident pas. Bref, des suspensions efficaces et des freins plus «
sport» transformeraient cette Copen en petite bombinette... Il ne reste qu'à profiter de rouler cheveux au vent et à s'amuser sur les petites routes à l'asphalte parfait. Attendez vous aussi à devenir une star et à répondre aux questions de passants, sa bonne bouille fait tourner les têtes et attire les badauds à la première station-service venue !
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Publié
le 11 janv −
Jean-Michel Lainé - 3 pages
