Essai Lancia Delta 1.4 T-Jet 150
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LanciaDelta est un nom comme il y en a peu dans la production automobile, un nom qui porte presque une marque à lui seul. Cette auto mythique qui s'illustra en rallye et dont les versions Intégral faisaient tourner les têtes dans les rues, a pourtant cessé d'être produite en 2000 pour ne revenir au catalogue qu'en 2008. 8 ans d'une longue absence pour les aficionados de Lancia. Pour son retour, la nouvelle Delta s'offre un dessin tout en courbe et un intérieur qui tend vers toujours plus de confort. Cette volonté de se réorienter vers le luxe et l'élégance vient du groupe Fiat qui souhaite redonner à Lancia cette image qui avait fait son succès et sa différence par rapport aux autres marques italiennes.
La Delta essayée est équipée du moteur le plus puissant de la gamme essence, à savoir le 1.4 de 150cv avec une boîte de vitesses à 6 rapports . La disponibilité de ce moteur 4 cylindres transversal permet une conduite agréable, voire dynamique, sur route sans avoir besoin de constamment changer de rapport. Capable d'une belle vivacité, il n'est pas sportif pour autant même si la zone rouge est à 6000tr/min sur le compte-tours au dessin très soigné. L'amplitude de mouvement nécessaire sur le levier de vitesses n'incite d'ailleurs pas à adopter une conduite très sportive. Ceux qui espéraient un retour sportif de la Delta restent sans doute sur leur faim, en revanche la Delta apporte un réel confort de conduite qui se retrouve également dans son comportement.
Dynamiquement, la Delta repose sur des suspensions assez fermes et associées à une direction vive, la conduite peut devenir très dynamique tout en gardant la précision des trajectoires et un excellent sentiment de sécurité. La Delta est d'ailleurs équipée de toute l'électronique nécessaire pour le contrôle des trajectoires, le freinage d'urgence ou encore faciliter le démarrage en côte. L'attaque des freins se montre mordante et demande un petit temps d'adaptation pour pouvoir freiner sans brutalité au quotidien, en revanche il est très agréable de sentir cette puissance de freinage pour une conduite plus vive. A noter qu'en ville, un mode City permet de réduire la réactivité de la direction pour plus d'agrément.
Mais étonnamment, même avec l'image sportive qui collait à la Delta lors de l'arrêt de sa production en 2000 et un comportement très dynamique sur cette dernière mouture, ce n'est pas ce côté qui retient le plus l'attention. En effet, la nouvelle Delta fait la part belle à l'accueil de ses hôtes. Une fois à bord, on sent de l'espace dans cette auto de 4.5m de long pour 1.8m de large. A l'avant bien sûr, comme c'est le cas de beaucoup de ses concurrentes, mais surtout à l'arrière grâce à un empattement de 2.7m qui permet de placer la banquette plus loin.
Les passagers arrière s'ils ne profitent pas d'une hauteur sous le toit très importante disposent par contre d'une place conséquente pour les jambes et d'une large banquette coulissante sur 16cm ainsi que des dossiers inclinables, le tout séparément pour les deux passagers. Incontestablement, on s'y sent bien à l'arrière de cette Delta, presque mieux qu'à l'avant parce qu'une fois tout positionné à son aise, on profite de la luminosité de l'importante surface vitrée du toit (ouvrant à l'avant), il ne reste qu'à profiter du paysage. Ce confort empiète sur l'espace du coffre, mais même en avançant la banquette arrière et redressant son dossier pour augmenter le volume du coffre, la place reste généreuse.
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Publié
le 5 avr 09 −
Jean-Michel Lainé - 3 pages
